Le débat sur l'identité nationale

Publié le par Brath-z

Vous n'avez bien sur pas pu échapper à la nouvelle excentricité promue avec force et vigueur par notre président de la République, je veux parler du débat sur l'identité nationale. Pardon, le GRAND débat sur l'identité nationale, dans les clous, encadré peut-être, mais par qui ? et pourquoi ? Pourquoi, je pense pouvoir y répondre, comme n'importe quel pékin : les conclusions de ce grand débat seront rendues à trois semaines des éléctions régionales, et comme le ralliement de Philippe de Villiers n'est pas une garantie "sure" du maintien de la frange souverainiste et nationaliste de l'éléctorat UMP, il faut prévoir un jouet, un hochet, histoire d'âpater ce grand enfant qu'est le peuple, comme toujours. D'autant plus qu'on entend plus guère de coups de feu au FN et que le gendre idéal héritier du gaullisme historique à l'air d'avoir les dents qui poussent. DLR, future tête de la droite ?

Bref, je vais brièvement apposer ma modeste contribution à l'étalage de bêtiste crasse et incomensurable qu'on entend ci et là à propos de l'identité nationale. Ayant récemment relu un court texte de Renan intitulé Qu'est-ce qu'une nation, je souscris à 80% à sa vision des choses, y ajoutant juste une nuance administrative inexistante à l'époque où il commit ce bref mais instructif écrit : fait corps avec la Nation française tout citoyen français, autrement dit toute personne détentrice d'une carte d'identité française. Au passage, petite critique du texte de Renan : il pose comme universellement admise la conception éminément française de la nation, qui diffère en bien des points des conceptions germanique, anglo-saxonne, italienne, russe ou encore arabe (car malgré un certain empressement à sacraliser les institutions étatiques et sauf pour ce qui est du football, le seul nationalisme qui connu un sort durable au moyen-orient était basé sur l'ethnicité avec la religion comme ciment, d'où le nationalisme arabe d'un Nasser ou du parti Baas, par exemple).

Voila.

Je n'ai pas le temps de commettre plus, d'une part parce qu'un problème de santé béning mais gênant rend particulièrement douloureuse la frappe au clavier et d'autre part parce que je n'ai plus à disposition à mon domicile d'ordinateur en état de marche, et que je dois donc taper ceci en un lieu publique, entre deux cours.

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