IIIIIIIIIIIIIIH IRON MAIDEN A SORTI UN NOUVEL ALBUM !!!!

Publié le par Brath-z

Je navigue un peu sur Internet et je tombe à peu près par hasard sur cette critique musicale. J'y apprend que Iron Maiden a sorti un nouvel album, mais que...

 

Mais que rien du tout !! Iron Maiden a sorti un nouvel album !

 

IRON MAIDEN A SORTI UN NOUVEL ALBUM !!!!!

 

Oui, j'adore Iron Maiden. Je peux même dire que c'est mon groupe préféré depuis mes 10 ans. J'ai tous les disques (évidemment), j'ai même un temps figuré dans leur fan-club (avant que la prépa ne me prive du temps libre nécéssaire...) et je les ai vu lors de leurs trois derniers passages en France. A cause de l'absence de connexion internet dans mon nouvel appartement, je n'avais plus eu de nouvelles de mon groupe fétiche depuis lors... alors là, je profite !

 

Immédiatement, je sors à la FNAC et j'achète l'objet convoité, qui a l'air de s'être déjà bien vendu. Un vendeur me dit qu'il est sorti depuis cet été.

Et puis ensuite je rentre et je lis la chronique précédemment citée. Ce que je vous invite à faire avant de poursuivre la lecture de cet article.

 

Et ensuite je réagis à la critique de l'article.

 

L'album a, il est vrai, quelques longueurs et les passages d'un mélodie à l'autre au sein d'un morceau ne sont pas des plus subtiles... Mais les Maiden n'ont jamais été connu pour leurs transitions mélodiques ! A part sur Wasting Love (album Fear of the Dark), les morceaux à plusieurs trames sont toujours un peu hachés.

Deux surprises cependant : Bruce Dickinson a manifestement décidé de clore la période "metal god" de son chant en préférant une voix grave et posée (comme sur la plupart des morceaux de Dance of Death, album avec lequel ce Final Frontier a énormément de points communs, je trouve) et Nicko Mc Brain s'est manifestement remit de l'artrite (je suppose que c'était de l'artrite... c'est qu'ils ne sont plus tous jeunes, les Maiden !) qui l'avait empêché de donner sa pleine mesure lors de la tournée de 2009, où son solo de batterie n'avait duré qu'une minute dix-sept et a décidé de s'éclater sur cet album.

Et puis troisième surprise : il y a des synthés. Bon, d'accord, il y en a depuis 1991 (et même depuis 1986), mais c'est à chaque fois une surprise, tant ils surgissent là où on ne les attend pas. Un synthé, sur une chanson de metal, c'est là pour fournir une trame mélodique, un fond sonore qui lisse et applanit les mélodies. Point trop n'en faut, et ça doit rester à l'arrière-plan.

 

Sauf que pour les Maiden, quand un synthé débarque, il prend la place d'une guitare. Et celle d'Adrian Smith, le voltigeur inventeur des soli croisés à deux puis trois guitares du groupe !

Mais après tout, déjà, Iron Maiden n'avait su cantonner la basse à sa place. C'est vrai, quoi, dans un groupe de metal, la basse, c'est accessoire, ça marque le rythme, c'est fait pour que la batterie se cale dessus. Qu'est-ce que Steve Harris a à tout le temps vouloir jouer comme le bassiste blues qu'il est ? Bon, d'accord, il a créé le groupe, lui a garantie succès et fortune et a écrit et composé la plupart des morceaux du groupe depuis quarante ans. Mais ça n'est pas une raison pour se prendre pour un vrai instrumentiste ! La basse, on donne ça au copain qui met l'ambiance mais qui sait pas jouer.

 

Pourquoi donc les Maiden s'obstinent-ils à ne rien faire comme tout le monde ?

 

Comment ? C'est la clé de leur succès ? Au point qu'aujourd'hui tout un tas de groupes nouveaux (Dream Theater, ...) et anciens (Iggy Pop, Ozzy Osbourne, ...) jouent de la même manière, en donnant leur pleine place à tous les instruments ? Au point que les antomologistes passionnés de la maison "rock&metal" ont cru bon d'ajouter rien que pour eux une branche "NWOBHM" à leurs diagrammes aussi savants qu'inutiles (bon, d'accord, la NWOBHM a existé dès 1978, mais pendant plus d'une décénnie, dès qu'on en parlait, on ne pouvait guère citer que les Maiden pour en donner un exemple...) ?

 

Et bien ça doit être une bonne méthode, alors.

 

Un bémol tout de même sur cet album : il est sensiblement aussi long mais moins prenant que A Matter of Life and Death, à mon avis leur meilleur, qui avait réussi le pari à moitié manqué de Seventh Son of a Seventh Son d'être un album épique en réussissant à instiller une même ambiance tout le long du disque. Heureusement que le début et la fin de cet opus sont niquels (le morceau d'introduction compte même parmi leurs meilleurs... le morceau final est une ballade en milieu imaginaire et maritime, malheureusement moins réussie que le mythique Rhyme of the Mariner, que j'ai la joie d'entendre l'année dernière à deux mètres d'une scène transformée en cale d'un rafiot échoué pour l'occasion), parce que j'ai failli l'arrêter au milieu de Isle of Avalon, morceau qui, avec The Talisman, aurait peut-être pu faire l'économie d'une minute.

 

 

 

 

 

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